Compenser les zones d'ombres

Des blessures non traitées entrainent des convergences d'informations vers des lieux sans issue, comme un noeud, un engorgement de circulation ou une compression de matière qui peine à se dilater. Ces zones créent un phénomène de compensation dans le sens où ces noeuds absorbent de la matière, de l'énergie et de l'information sans ni les métaboliser, ni les libérer.

Il s'ensuit que ces zones en demande énergétique épuisent nos ressources. Par réflexe, nous nous tournons alors vers l'extérieur pour tenter de compenser ces ressources perverties, c'est-à-dire déviées de leur fonction essentielle. Cette stratégie de compensation nous conduit à expérimenter les péchés, que Annick de Souzenelle nomme aussi nos animaux intérieurs, comme par exemple l'avarice, la cupidité, l'envie, la luxure, la paresse, l'orgueil...

Ces péchés ne sont que les reflets d'une blessure en demande énergétique à laquelle nous tentons de compenser plutôt que de guérir.

Avec un peu de courage, il nous suffit d'oser voir nos zones d'ombres.

Lorsque nos parts d'ombres nous font peur, c'est souvent parce qu'elles enferment en elles de la beauté ou des dons que nous n'étions pas disposés à recevoir pour nous-mêmes.

Qu'elles se soient créées à partir d'une blessure, d'un sentiment d'impuissance ou d'une forme-pensée, ce ne sont que des zones d'ombres, comme des trous noirs qui absorbent de la lumière. Ce sont à notre échelle des parts de nous-mêmes dignes d'intérêt, mais que nous n'avons pas encore appréciées et aimées.

Tout s'accepte et se transforme dès que nous en avons le courage.

Extrait de l'ouvrage "Le moine qui vendit sa ferrari" de R. Sharma: "Le courage te permet de courir ta propre course. Le courage te permet de faire tout ce que tu veux parce que tu sais que c'est juste. Le courage te donne la maitrise de toi-même pour persister là où les autres ont abandonné."

N. Hennart