Physiologie du stress

Sous stress, nous avons tendance à reproduire un comportement déjà adopté dans le passé et ce, dans une situation ou lié à une émotion similaire. Lorsque ce stress est concentré sur événement précis, nous nous retrouvons malgré nous face à un choix binaire (fuir ou se battre) totalement inadapté, rigide et peu créatif. 

D'ou vient ce phénomène de stress? 

Extraits de La physiologie du stress, selon Alexander Loyd et Ben Johnson, « Le code de guérison » éditions Guy Trédaniel, 2010, p 38-41:

"En termes simples, le stress physiologique résulte d’un déséquilibre du système nerveux. Le système nerveux central peut se comparer à une voiture. Si vous ne cessez d’appuyer sur la pédale d’accélérateur, vous finirez par casser quelque chose, il en est de même, si vous roulez en utilisant sans cesse les freins. La voiture est conçue pour fonctionner correctement, l’accélération et le frein jouant en harmonie, de manière équilibrée. Il en est de même du système nerveux. Ce système se compose de deux parties, tout comme l'accélérateur et le frein de la voiture. L’accélérateur équivaut au système nerveux sympathique (qui amplifie les choses), tandis que le système nerveux parasympathique sert de frein (qui ralentit les choses). (…)

La partie la plus importante du système nerveux est appelée système nerveux autonome (SNA). Autonome signifie automatique, parce que nous n’avons pas besoin d’y penser. Il agit automatiquement. En fait, 99,99% de tout ce qui se passe dans le corps à chaque moment sont sous le contrôle du système nerveux autonome. (…)

Le SNA est composé de deux parties, et c’est la encore une question d’équilibre. Nous avons le système nerveux parasympathique (SNP) qui est en charge de la croissance, de la guérison et de la maintenance. Il englobe la plupart des fonctions automatiques.

Puis nous avons le système nerveux sympathique (SNS). Il est conçu pour être utilisé de manière moins fréquente, mais joue pourtant un rôle essentiel dans la santé et la maladie. Le SNS est ce que nous appelons le système « de combat ou de fuite ». C’est l’alarme d’incendie. Il est censé nous sauver la vie à tout moment, comme lorsque vous roulez sur l’autoroute, mais les freins sont là pour vous sauver la vie.

Quand nous entrons dans une réaction « combat ou fuite », il se passe beaucoup de choses. Le flux sanguin change complètement. Il ne va plus à l’estomac pour digérer les aliments. Il ne se rend plus dans les lobes frontaux de votre cerveau pour concevoir des pensées créatrices. Il ne descend plus dans les reins et le foie. La majeure partie du sang va maintenir les muscles parce que votre corps pense qu’il va devoir se battre plus fort ou courir plus vite que ce qui menace votre vie. Vous n’avez donc pas besoin de digérer la nourriture dans les intestins ou de purifier les toxines du foie, d’équilibrer les électrolyses des reins ou d’avoir des pensées créatrices, parce que si vous ne survivez pas dans les minutes qui suivent, tout ceci n’aura plus d’importance; (…).

Bien qu’ils soient conçus pour vous sauver la vie, si ces changements sont soutenus dans le temps par un stress continuel, ils peuvent endommager les organes, particulièrement et directement le système immunitaire. (…)

Quand l’alarme d’incendie (le SNS) se déclenche, nos cellules cessent leur fonction de croissance, de guérison et de maintenance habituelle. Les cellules se ferment littéralement. De la même façon, nos cellules ne reçoivent plus de nourriture, d’oxygène, de minéraux ou d’AGE (acides gras essentiels), et elles ne se débarrasseront pas non plus des déchets et des toxines au moment du stress. Tout s’arrête, sauf ce qui est nécessaire à la survie. Il en résulte un environnement toxique à l’intérieur de la cellule qui ne permet plus la croissance ni la réparation. (…) c’est justement la raison pour laquelle nous contractons des maladies et affections génétiques. A l’opposé, la même étude menée à Stanford a démontré que les cellules qui sont ouvertes et en mode de croissance et de guérison sont littéralement imperméables aux maladies. Permettez-moi d’insister, parce que c’est la déclaration la plus importante que j’ai jamais entendue du domaine médical depuis longtemps. « Une cellule en mode de croissance et de guérison est imperméable à la maladie. »