Violences taboues

De nombreux cas de violence sont vécus au sein des systèmes familiaux, conjugaux et professionnels. 

Peu à peu, un cercle vicieux s'installe. La victime, consciente de la gravité, essaye d'atténuer la violence, tentant de réduire les causes. Les faits sont cachés. Ce réflexe a pour effet pervers de protéger l'agresseur. Il devient maitre du scénario dans lequel la victime est isolée et perd toute crédibilité par anxiété.

Dans certains cas, la personne agressée chute et s'enferme dans le doute de soi face à la difficulté d'accepter des actes si distincts de ses valeurs personnelles. 

D'une toute autre façon, au-delà de la colère, de l'agressivité et des intentions de nuire, certaines attitudes sont perçues comme violentes par le fait qu'elles nous confrontent à une vision du monde totalement distincte de la nôtre. Cette autre réalité bouleverse notre équilibre psychique. Cela nous fait violence. Cela sort de notre champs des possibles.

Que la violence soit physique ou sur un ton de séduction-destruction psychique,

...qu'elle soit issue de frustrations, blessures antérieures, stress ou de contraintes mentales contradictoires,

ll est temps que la violence sorte des tabous.  

S'ouvrir aux autres est un art qui se tisse sur les fils de la sagesse et du discernement.  

N. Hennart