Covid-19

Alors que nos gouvernements légifèrent afin d’éviter une saturation des lits d’hôpitaux, nous pouvons nous aussi veiller à notre santé.


Comment un virus peut-il nous terrasser ? Ce sujet est particulièrement épineux dans notre société occidentale. Là où nos médecins se focalisent sur les aspects biochimiques ou physiques de la maladie, d’autres civilisations préfèrent concentrer leurs efforts sur la santé. En effet, maintenir un organisme en bonne santé prévient l'intrusion des maladies. Au siècle dernier, de nouveaux courants sont apparus au sein de notre collectivité : les thérapies intégratives. Celles-ci partent du principe que la maladie surgit là où des dysfonctionnements entre le corps et l'esprit offrent un terreau propice à leur émergence. L'ensemble de ces courants thérapeutiques tendent donc à réconcilier l'être avec sa conscience, son passé, ses flux énergétiques, ses émotions enfouies et autres facettes de sa personnalité.

En réalité, ces courants ne sont pas en clivage avec la médecine occidentale. Ils offrent un nouveau point de vue, une complémentarité afin de soutenir les efforts en matière de santé publique.
L'une de ces thérapies intégratives nous parle de décodage biologique de la maladie, partant du principe que ce qui se révèle à travers le mal-être physique est un miroir de ce qui se discute au niveau de l'esprit. Il y a une corrélation entre les deux, à l’image d’un dialogue interne entre la résolution de ce qui nous déchire au niveau de l'être et l'état de notre santé.


En quoi ce décodage nous intéresse ?
Un virus par sa taille aussi ridicule soit-elle nous amène une information sous forme biochimique. Jusque-là, il n'y a pas de sujet à la controverse. La médecine occidentale se concentre sur les ravages physiques causés par la désorganisation du système issus de ce virus. Elle nous offre un filet de sécurité secondaire lorsque notre propre autorité corps-esprit est ébranlée. Que pouvons-nous faire en amont ? Veiller à notre cohérence corps-esprit.
Ce virus nous interroge sur plusieurs points :


1. Notre propre autorité en tant qu'être. Confions-nous aveuglément nos choix de consommation, nos rythmes de vie et notre santé à la collectivité ou participons nous de manière active et responsable à la société ?
Il y a une nette différence entre remettre sa santé entre les mains d’autrui sans s’en soucier et chercher de l’aide extérieure auprès du corps médical pour rétablir sa propre santé.


2. La façon dont nous entrons en relation, dont nous respirons. Ce virus interroge notre manière d'entrer en relation avec nous-même, nos proches, notre société et plus large encore la terre et le monde. Sommes-nous concupiscents, passifs, bénéfiques ? Que désirons-nous nous apporter les uns-les-autres ?

Ces deux sujets de réflexions intimes en soulèvent un troisième. Cette vague de contamination nous force à nous protéger en portant des masques. Au-delà de l’obligation, ce port du masque nous interpelle dans nos propres rôles, ceux que nous avons empruntés pour correspondre à ce qu'on attend de nous. Ces fausses identités nous protègent maladroitement. Ils sont limitants. Si nous avons porté un masque pour être acceptés et aimés, c’est l’image que nous donnons qui sera aimée. Cela reste très insatisfaisant. Notre être authentique reste non entendu, caché, incompris. Ainsi, il convient de s’interroger aussi sur nos aspirations essentielles. Qui sommes-nous ? Quelles sont nos valeurs ?


Et enfin, nous traversons une période critique de notre société particulièrement rationnelle. En effet, notre société occidentale a construit ses fondations sur des principes rationnels, ceux qui nous donnent la liberté de faire et d'avoir, de fonctionner ensemble, mais pas d’être dans son sens le plus noble. Un seul édifice mental ne peut contenir toute la richesse du cosmos intérieur. Il faut une vision plus large pour cela.
Nous refusons la mort. Or, celle-ci est un élément clé pour soulever les voiles de l'âme, du pardon, de l'amour et autres mystères qui échappent au mental. Là aussi, ce covid-19 interroge notre propre autorité en relation avec l'essence de la vie. Avons-nous confié nos repères psychiques à des autorités religieuses, à un pouvoir matérialiste, à autrui ? Où en sommes-nous ?


Tôt ou tard, nous franchirons le seuil de la mort. Personnellement, je préfère mourir d'un virus aujourd'hui que de favoriser un climat propice aux guerres de demain. Espérons que cette période vécue sous la menace de la grande faucheuse nous conduira en douceur à l’ère de la réconciliation.